jeudi 20 mars 2014

Memoria ed empatia: un’ottima combinazione nella fase di rilettura

L’empatia è la capacità di comprendere lo stato d’animo di un’altra persona, i suoi sentimenti e pensieri, nonché la capacità di reagirci adeguatamente. In traduzione, dovete tirar fuori una buona dose di empatia per riconoscere i pensieri e i sentimenti degli autori e dei destinatari dei testi che traducete. L’empatia è importante anche nella misura in cui vi permette di adattare adeguatamente i testi ai bisogni dei lettori nella lingua di destinazione pur mantenendo il significato voluto dagli autori. Ma come fare, mi direte?

Studio Steve Bergeron
Avete finito la prima stesura e ne avete fatto una lettura preliminare. Avete comparato (su schermo o carta) il testo originale con quello di destinazione, gruppo di parole con gruppo di parole, frase con frase. Vi siete assicurati di non aver dimenticato niente, avete spostato qualche parola qui e là affinché la frase si leggesse meglio, avete utilizzato Word  per rimuovere il maggior numero di errori. Avete corretto le inesattezze di senso, aggiunto le parole che mancavano, tagliato quelle che erano di troppo. Siete arrivati alla seconda lettura.

Ci siamo. Siete pronti a rileggere il vostro testo, mettendo da parte quello originale. Dovete prendere una certa distanza. Ma ecco! L’ora della consegna si avvicina e siete tentati di attenervi al testo originale, di ritornare sui dettagli. È cosi allettante! La pressione è al suo apice, e avete l’impressione che, ritornando su ogni parola, questa diminuisca.

Confidate nella vostra memoria. È la guardiana del senso: è lì pronta a lavorare al ritmo di 5-9 elementi. Aggiungete una buona dose di empatia e osservate il benessere che proverete. Vi sentite più convinti di potercela fare, che rispetterete i tempi e consegnerete un testo di qualità?

Curiosità e perfezionismo per padroneggiare l’arte del “taglia e cuci”

Studio Steve Bergeron





Studio Steve Bergeron
Disciplina e performance nell’esercizio delle proprie competenze di scrittore



Studio Steve Bergeron
Senso dell’organizzazione e creatività

Eccovi pronti a tradurre rapidamente ed efficacemente, senza rischi di sfinimento!









mardi 25 février 2014

Traducteur autonome ou paralangagier autonome, ou les deux?

Comme le disait Mme Johanne Boucher dans ”Face à la nouvelle donne : l'émergence d'un traducteur leader”, nous voyons apparaître de nouveaux rôles pour les traducteurs et nous assistons à l'arrivée de nouveaux spécialistes dans notre domaine, les paralangagiers. Le diplôme d'études avancées en services paralangagiers offert par le Collège universitaire de Saint-Boniface en est la preuve. Quelle est la tâche du paralangagier? Assurer un soutien à la traduction dans les secteurs public et privé (préproduction et postproduction en traduction et recherche documentaire et terminologique).

Studio Steve Bergeron
Très bien pour les organismes gouvernementaux et les cabinets de traduction!  Toutefois, il est permis de se demander si les travailleurs autonomes, qui constituent un pourcentage important des traducteurs, rappelons-le, auront les moyens de s'offrir leurs services. Je pense que la réponse est évidente : c'est non. Comme l'écrivait Mme Boucher dans son article, on peut craindre qu'un fossé se creuse entre la productivité des travailleurs autonomes et celle des cabinets et services linguistiques utilisant les services de paralangagiers... et je pense que c'est ce qui est en train de se produire. Peut-ête assisterons-nous à l'apparition de paralangagiers autonomes.

Pour l'instant, en ma qualité de travailleuse autonome, je suis à la fois traductrice autonome (rôle que je chéris par-dessus tout comme beaucoup de mes collègues) et paralangagière autonome (et je développe mes compétences avec SDLX Studio 2011, Multiterm, Tradooit, MemoQ, Logiterm et Fusion au gré de mes contrats).  Je fais la prétraduction et la post-traduction, je monte mes lexiques et mes mémoires de traduction et je fais mes recherches documentaires... pas toujours!  Je fais souvent appel à une documentaliste chevronnée, dans les textes compliqués.

Mon portefeuille ne se remplit peut-être pas aussi vite que je le voudrais par les temps qui courent, mais j'acquiers de nouvelles compétences en informatique.  Je me surprends à apprécier ces nouvelles tâches à accomplir  tout en prenant de plus en plus conscience de la valeur que j'ajoute au travail de traduction avec ma sensibilité et  mon expérience d'être humain.  Nous sortons des sentiers battus.

jeudi 23 janvier 2014

As a Translator, How Do You Deal with Conflicting Values?

Studio Steve Bergeron

In translation, as in many professions, psychological distress is due to conflicting values. You are a perfectionist but you also want to be productive. You know full well, however, that your perfectionism wins out over your desire to be productive. When you’re under the gun to up your productivity, how do you handle it? Deep down, who controls your emotions? Your inner “coach” who believes in you, your potential and your ability to deliver a high-quality text despite a gruelling deadline? Or the “executioner” who proffers useless judgments, criticisms and condemnation by harping on how slow you are?

Translation: Nancy A. Locke

mardi 21 janvier 2014

Pleasure, Discipline, Creativity, Empathy: Values to Live by for the Professional Translator

Psychological distress is the primary cause of absenteeism in the workplace. And translators are not immune to the phenomenon. Such distress is due to conflicting values. Constantly working contrary to our personal values has a price: professional burn-out. That’s why it’s essential we reconcile our values with those of our clients, our employers and … and the texts we are asked to translate. Why? Over time, translating in a field whose core values conflict with our own can be exhausting.

As a translator, the joy of always learning paired with discipline and performance is possible!






Tell me: are you translating or are you writing?

We have all dreamed of translating novels. There are other ways, however, to exercise our creativity!


Empathy: A good translator must acknowledge the thoughts and feelings of those who write the source text as well as of those who read the translation.


Illustrations: Studio Steve Bergeron
Translation: Nancy A. Locke

mercredi 8 janvier 2014

Dites-moi, comment faites-vous pour régler vos conflits de valeurs dans votre métier de traducteur?

Studio Steve Bergeron
La détresse psychologique, dans notre profession comme dans beaucoup d'autres, est attribuable aux conflits de valeurs.  Vous êtes perfectionnistes, mais vous aimez être performants. Toutefois, vous le savez, votre perfectionnisme l'emporte sur votre goût de la performance.  Alors quand vous vous trouvez dans l'obligation d'augmenter votre rendement, quel discours vous tenez-vous?  À l'intérieur de vous, qui est en contrôle de vos émotions?  Le “coach” qui croit en vous, en votre potentiel et en votre capacité de réussir à livrer un texte de qualité dans des délais serrés?  Ou le ”bourreau” qui juge, critique et condamne inutilement en vous reprochant votre lenteur?

jeudi 2 janvier 2014

Plaisir, discipline, créativité, empathie : des valeurs à vivre dans la profession de traducteur

La détresse psychologique est la première cause d'absentéisme dans les organisations. Les traducteurs ne sont pas à l'abri de ce phénomène.  Il est attribuable au conflit de valeurs.  Travailler constamment à l'encontre de nos valeurs personnelles a un prix : l'épuisement professionnel.  Voilà pourquoi il est primordial de les concilier avec celles de nos clients, de nos employeurs et... des textes que nous sommes appelés à traduire, car traduire dans un domaine où les valeurs véhiculées heurtent les nôtres peut lasser avec le temps.


Le plaisir toujours renouvelé d'apprendre, allié à discipline et à performance : c'est possible en traduction!





Sylvie Lemieux


Nous avons tous rêvé de traduire des romans.  Mais c'est possible d'exercer notre créativité autrement!

Proposer un canevas grâce à notre sens de l'organisation et à notre créativité 




La sensibilité à l'autre : Un bon traducteur doit reconnaître les pensées et les sentiments des auteurs et des destinataires des textes qu'il traduit.













Illustrations : Studio Steve Bergeron


mercredi 4 septembre 2013


Translation and Consciousness: a State of Grace
(En français à http://tradinterinc.blogspot.ca/2012/09/traduction-et-conscience-un-etat-de.html)

I will never get tired of saying this: we are not machines. We are not in competition with computers. They are not going to take over. They are mere tools at our disposal that make our work faster and more efficient. Unlike them, we have a consciousness, which allows us to understand concepts that in turn lead us into action or bring about certain feelings. This is exactly what philosopher Frank Jackson tries to explain through the story of Marie.



“Imagine that Marie is one of the world’s greatest neurobiologists in the field of colour vision, but that she has lived her entire life enclosed in a room where everything is black and white. Everything that she knows about colour vision, she has learned from the books, printed in black ink on white pages, that she has been reading since she was a little girl. Thus Marie has come to know all of the relevant facts about how humans perceive colours.
Then suppose that one day, for the first time in her life, Marie leaves her room and sees the real colours of the world around her. She sees some red tulips and exclaims, “This is what it’s like to see red!” As Jackson tells us in his thought experiment, at this point Marie appears to be experiencing something completely new. So how it is possible that even though she has had access to absolutely every imaginable piece of information about colour vision, she is now discovering something new by simply seeing a colour? This something new, Jackson’s fable concludes, is the qualium of the particular red of the particular flowers that she has seen.” (The Brain from Top to Bottom)


This kind of sensitivity is a tremendous asset to translators: it allows us to bring words into life in an elegant way and use empathy with our clients (we tailor our work to their specific needs rather than translating a document as we would if we had written it).

As for translation, this is not a natural process. Actually, translation is a combination of two natural processes, understanding and the production of statements. Our work is no easy task: we are required to merge different processes. To add insult to injury, such processes are automatic in nature, beyond our own consciousness. Ever since grade school, we have lost track of how information is processed when we read or write, which is completely normal. How embarrassing would it be to have to bring those processes back to our consciousness! How can you actually understand a concept and produce a related statement at the same time, and in two different languages at that? Specific processes must be aligned in order to avoid a word-for-word translation. How do you go about that?

The first step is to become aware of these processes, bring them back to consciousness and play with them based on what the translation dictates. The second step consists in controlling them and using them at will. As would a dancer use his muscle to express certain emotions through movement. Such control can be exercised by any translator using conscious breathing in order to regulate the heartbeat. This in turn produces impulses that also regulate our brain, thereby allowing all processes to work in unison as would a conductor and his musicians. That is the state of grace you must aspire to as a translator.


Translation: Traduction-Québec